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Dans la Loire, l’immobilier entre reprise et incertitudes

Après plusieurs années de recul, le marché immobilier a repris des couleurs en 2025 dans la Loire. Un renouveau qui appelle confirmation alors que le contexte international entretient des incertitudes. 

Par Franck Talluto
Dans la Loire, l’immobilier entre reprise et incertitudes

Après trois exercices délicats, une reprise de l’activité immobilière dans la Loire s’amorçait en 2025. C’était sans compter sur le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, venu remettre une dose d’incertitude dans le marché. Lors de la présentation de son bilan pour l’année écoulée, le 23 avril à Saint-Étienne, la Chambre interdépartementale des notaires a dévoilé des indicateurs qui, pour la plupart, affichent des signaux positifs. Le volume de transactions départementales a ainsi bondi de 9,8 % et c’est valable dans l’ensemble des catégories : +2,9 % pour les appartements anciens (4 810 ventes), +15 % pour les maisons anciennes (5 240 ventes), +30 % pour les terrains à bâtir (580 ventes), +7,2 % pour les appartements neufs (540 ventes).

« Après trois années de hausse jusqu’au pic de 2021, puis trois années de baisse, cette reprise des volumes fait que les prix repartent à la hausse », ajoutait Alain Courtet, notaire à Saint-Étienne. De fait, le prix au mètre carré médian a progressé de 1,8 % pour les appartements anciens (1 230 euros, +23,7 % en dix ans), idem pour le prix de vente médian des maisons (197 600 euros, +4 %) et des terrains à bâtir (68 400 euros, +9,1 %). Seul celui des appartements neufs a reculé (-3,1 %, 3 540 euros/m2). « L’activité notariale s’est légèrement appréciée en 2025, de l’ordre de 5 à 6 %, mais c’est à nuancer, tempérait Jean-Christophe Genévrier, dont l’étude se trouve à Saint-Chamond. Si l’année écoulée a été légèrement meilleure que la précédente, ces données masquent des contraintes, avec des périodes d’intense activité et d’autres plus creuses. »

Selon le portrait-robot projeté à l’écran, les acquéreurs ont entre 30 et 39 ans (27 %), résidaient déjà dans la Loire (78 %) et ont pour emploi une profession intermédiaire (32 %). Autre fait intéressant : 34 % des vendeurs ont conservé le bien concerné moins de cinq ans.