La sève de bouleau bio du Forez, un trésor brut à boire frais
À Poncins, Vincent Thiollier récolte et conditionne en circuit court une sève de bouleau artisanale, ultra fraîche et non transformée. Ancien cadre de l’agroalimentaire, il mise sur le flux tendu et la proximité pour proposer aux Ligériens un produit local, récolté du 1er mars au 15 avril, dans le respect de l’arbre et de ses qualités naturelles.
À l’abri de l’agitation, au cœur de sa forêt à Poncins, Vincent Thiollier a trouvé son rythme. Loin des bureaux et des salles de réunion. Ancien cadre dans l’agroalimentaire, il a pris un virage radical il y a quelques années. Depuis 2020, il récolte et conditionne sur place de la sève de bouleau, qu’il propose aux Ligériens en circuit court.
La sève de bouleau, il l’a découverte en Russie, où il a travaillé de longues années. Là-bas, elle est consommée depuis des siècles, appréciée pour ses vertus revigorantes, reminéralisantes et détoxifiantes. De retour dans la Loire, il a voulu transposer cette tradition, avec une exigence simple : proposer un produit artisanal, non transformé et ultra frais.
Préserver la fraîcheur, préserver les qualités
Ici, pas de stockage prolongé. « Je travaille en flux tendu : je récolte la sève le matin, je la conditionne et je la livre dans la journée », explique-t-il. Une organisation millimétrée, indispensable pour préserver toutes les qualités de ce produit vivant. Pendant la courte période de récolte, du 1er mars au 15 avril, l’activité est intense. Vincent recrute alors deux salariés, qu’il sélectionne dès l’automne. « Ce n’est pas juste percer un arbre et attendre », insiste-t-il. La récolte demande méthode, respect de l’arbre et rigueur sanitaire.
La commercialisation repose sur trois canaux : la vente en ligne, la vente directe et les magasins spécialisés en circuit court et bio. Mais au-delà des débouchés, Vincent Thiollier revendique avant tout la proximité. « Inutile de faire venir de la sève des Pyrénées ou d’Alsace quand on en trouve ici sur des sites naturels préservés. » Il se distingue aussi des gros acteurs du marché, qui ne travaillent pas en flux tendu et ne peuvent pas toujours garantir la date précise de récolte. Certains filtrent la sève pour en atténuer l’amertume ou y ajoutent des additifs ; lui la propose brute, telle qu’elle s’écoule de l’arbre.
Côté conditionnement, le choix est assumé. Exit le verre : « Son empreinte carbone est élevée et il est transparent. Or la lumière et l’oxygène peuvent modifier la sève, qui est un produit vivant. » Il a donc opté pour un pochon opaque et recyclable, équipé d’un bouchon breveté qui limite l’entrée d’air.
La sève de bouleau se consomme sous forme de cure : un verre chaque matin à jeun, pendant vingt jours. Mais la saison est courte, à peine un mois, et la récolte se fait sur demande. Mieux vaut donc réserver sa cure sans tarder.
07.82.82.95.29
www.seve-bouleau-bio-forez.fr
Poncins, 2075 route de Précivets