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Immobilier : le marché ralentit mais la plaine du Forez résiste

Par Me Adeline Martinon, notaire

Immobilier : le marché ralentit mais la plaine du Forez résiste
© Adobe Stock

Un constat émerge des dernières données notariales, établies à partir des ventes immobilières réalisées jusqu’à fin juillet : dans la Loire, il n’existe pas un marché unique. Appartements et maisons évoluent de manière parfois très différente, y compris au sein d’une même commune. L’exemple d’Andrézieux-Bouthéon est particulièrement parlant : en l’espace d’un an, le prix des premiers y a enregistré la plus forte baisse observée dans le secteur (-14 %) pour s’établir à 1 880 euros le mètre carré ; les secondes constituent, elles, la plus forte progression (+12 %) pour atteindre un prix médian de 256  000 euros.

La situation est tout aussi contrastée ailleurs dans la plaine du Forez. À Saint-Just-Saint-Rambert, les appartements ont ainsi bondi de 15 % sur un an (2  300 euros le mètre carré). À l’inverse, on constate à Veauche une baisse de 18 %, avec un prix moyen à 2 040 euros le mètre carré.

C’est davantage du côté de l’activité que des prix que se situe aujourd’hui le principal signal d’alerte. Les notaires disposent d’un indicateur permettant d’avoir une vision un peu plus prospective du marché : les avant-contrats, autrement dit les compromis ou promesses de vente signés avant la réalisation définitive de l’opération. À fin août, ils montraient une forte tendance à la baisse du nombre de transactions dans la Loire, aussi bien pour les appartements que pour les maisons.

Vers une baisse des prix en 2027 ?

Le calme ressenti par les professionnels en cette rentrée semble confirmer cette évolution. Dans la plaine, les volumes comme les prix affichent cependant une quasi-stabilité, même si une orientation à la baisse apparaît pour les appartements dans la partie nord. Cette résistance s’explique notamment par l’attractivité persistante du secteur, et particulièrement de sa moitié sud. Elle ne met pas pour autant le territoire à l’abri du ralentissement observé ailleurs.

Plusieurs facteurs pourraient en effet continuer à peser sur le marché ces prochains mois : le niveau des taux d’intérêt, l’inflation, le contexte électoral en France ou encore les conflits internationaux. Autant d’éléments susceptibles d’inciter les ménages à reporter un projet immobilier et contribuer à réduire le nombre de transactions.

Si la tendance se poursuit, une baisse des prix pourrait donc intervenir début 2027. Les notaires anticipent toutefois une correction relativement contenue, notamment parce que les prix pratiqués dans la Loire restent globalement bas par rapport à ceux d’autres départements. Le Forez pourrait, là encore, mieux résister que d’autres zones. Son attractivité devrait limiter l’ampleur du mouvement, sans pour autant l’empêcher.